• Ce 4 mai, nous sommes tous conviés à une conférence à la Maison des Arts, à Saint Herblain.



    Sujet crucial, terrible, celui des moyens que se donnent les multinationales pour superviser et contrôler tous les Terriens. Le BIG DATA, c'est la grande affaire qui débarque dans nos vies. Qui s'y impose avec arrogance. Qui veut imposer ses choix anti-culturels, dictatoriaux, sous des dehors de moins en moins enjôleurs.

    Philippe Monloubou, président du directoire d'ENEDIS, n'hésite pas à annoncer que celui-ci est devenue une entreprise de BIG DATA, avec à la fin du déploiement des Linky un parc de trente-cinq millions de CAPTEURS. Trente-cinq millions, à ajouter aux autres trente-cinq millions contrôlant l'eau des usagers, aux onze millions de ceux du gaz, à tous ceux des appareils électroménagers déjà pucés (depuis 2010), des voitures, des capteurs de pollution, de trafic automobile, et bien entendu des smartphones et autres tablettes.

    Avec tous ces éléments, les citoyens ne seront plus que des marionnettes dont chaque pas sera épié, chaque action décortiquée, y compris la plus intime.

    Cela fait-il penser au Big Brother du roman 1984 de George Orwell ?



    On peut penser que cela va plus loin encore, avec des réminiscences du Meilleur des Mondes de Wells, ou plus désespéré encore, la Vingt-Cinquième Heure de Virgil Gheorghiu.

    Sans doute cette conférence apportera-t-elle des éclaircissements sur certains aspects auxquels on ne pense même pas.

    Jean-Claude

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  • Ce dimanche 9 avril, les collectifs contre Linky et les autres capteurs communicants proches de Notre Dame des Landes y ont été invités.

    On leur demandait de venir apporter quelques précisions à une discussion commune dans l'une des fermes où les ZADistes si décriés par certains on recréé la vie, la vraie, pas celle trépidante des villes, mais celle que nous avons connue il y a quelque 60 ou 70 ans.

    C'est le collectif Écran Total qui avait organisé cette rencontre.  Le sujet abordé était l'irruption de l'informatique dans nos vies.  Cela se passait dans la grange de l'ancienne ferme nommée "la Wardine". Pas un son "moderne", en-dehors des discussions et des témoignages. En revanche, des commentatrices assidues, les hirondelles, passaient et repassaient au-dessus du groupe. Cinquante personnes ? Plus ? Je n'ai pas compté.

    Des témoignages terribles nous sont venus de travailleurs sociaux, d'employés de Pôle Emploi, d'ouvriers,  d'enseignants, en tout une trentaine de témoignages. Une idée-force se dégageait de ces constats : la volonté délibérée, de la part de décideurs lointains, de tout codifier dans la vie de tous. Toute tâche même complexe et nécessairement nouvelle à chaque fois doit être analysée, décortiquée, démontée en des sous-tâches codifiables, quantifiables, "mortes" en quelque sorte. Comme si un entomologiste se croyait obligé, pour étudier la vie d'un insecte, de le démembrer, de le disséquer, et ensuite d'en conclure qu'il ne peut pas voler, alors que la demi-heure précédente, c'est bien ce qu'il faisait.

    Pour les humains, même problématique : chaque facette de sa personnalité DOIT entrer dans une case, pour en déduire des analyses statistiques, des graphiques, des camembert, aussi éloignés de la vie que possible.

    On notera que les capteurs d'énergie, les "compteurs" communicants, comme tous les autres objets communicants, voitures, capteurs de pollution, réfrigérateurs, lave-linges, doivent contribuer à ce fichage généralisé d'où la vraie vie est exclue.

    Il s'agit là d'une vraie lutte, par appareils interposés, entre de vraies personnes (heureusement encore de très loin les plus nombreuses) et des décideurs qui ignorent ce que sont les sentiments (des psychopathes, quoi), et ne pensent que statistiques, quotas financiers, profits, manipulation. A chacun non seulement d'en prendre conscience, mais aussi de faire le nécessaire avec tous les autres éveillés pour que la dictature numérique ne réussisse pas à s'installer. Et il faut le faire vite, parce que les générations les plus jeunes sont sciemment inoculées au numérique dès la maternelle. Ceux-là ne sauront pas aussi facilement réagir.

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